Atlas des Libellules de Savoie


Atlas, Savoie / dimanche, mars 8th, 2020

Compte rendu de la réunion Skype du 28 février 2020

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Discussion autour du projet d’Atlas des Libellules de Savoie

Présents : Dominique Mouchené, Alexandre Giusti, Cyrille Deliry – Excusés : Thomas Roux, Jean-Michel Faton

Cyrille présente l’historique de la mise en place d’un projet d’Atlas savoyard. Cet Atlas a été annoncé le 30 novembre 2013 lors des Rencontres Naturalistes de Savoie et s’inscrit dans le cadre de la déclinaison régionale du Pnao. S’en suit la publication en 2014 présentant le projet et en 2017 un premier jet cartographique accompagné de commentaires appelés à être complétés (les liens de téléchargement de ces deux documents seront supprimés, ces documents ne prenant qu’une valeur historique en conséquence). Le projet n’a pas évolué depuis. Le projet comportait après un état initial, des actions concernant la recherche de Nehalennia speciosa sur le département, l’évaluation du statut de Lestes dryas, une révision des stations de Sympetrum depressiusculum, des recherches sur Cordulegaster bidentata au niveau d’habitats tuffeux et un plan d’action Oxygastra curtisii. Il s’agit en outre de combler les lacunes géographiques.

Dominique pense que le projet est pertinent, tout comme il est intéressant de sortir des états intermédiaires, combler les lacunes, faire des points réguliers, sortir la liste des sites avec des espèces patrimoniales. Pour Alexandre il s’agit de séparer clairement les données anciennes des données récentes, d’être précis dans la préparation des publications et de ne les rendre publique qu’une fois vues au sein de l’équipe.

Les stratégies pour l’Atlas sont déclinées en actions, communication et publication.

Les actions proposées sont : (1) la définition des zones à prospecter en confrontant les lacunes avec l’existence ou non d’habitats favorables, (2) favoriser la mise en place de sorties de prospection ciblées (cf. opérations coup de poing), (3) actualiser et améliorer le moissonnage des données auprès d’organismes comme le Parc de la Vanoise (pour ce cas Cyrille recherche la convention signée à l’époque), le Cen Savoie, etc. avec l’appui officiel de l’association.

En terme de communication, fondamentale pour dynamiser les équipes et les prospections, ainsi que la mise en information des membres et observateurs, il s’agit de publier une liste des zones à prospecter (en fonction du point 1 ci-dessus), de communiquer sur Faune Savoie, Facebook et le site Internet de l’Association, d’établir des cartes des données récentes (pas de temps de 10 à 20 ans selon la façon dont les résultats s’affichent à l’analyse), le document préparée en 2014 mérite d’être revu et réédité.

La publication phare sera à terme un Atlas des Libellules de Savoie selon une échéance difficile à définir sans avoir réalisé les analyses précédentes et testé l’avancée des actions projetées. Son édition se fera selon une méthode historique séparant les données des 10 (20) dernières années des précédentes.

Alexandre rend compte de son expérience d’utilisation importante de la base de données en ligne pour la Savoie, en terme de dédoublonnage et de géoréférencement. Il a opéré un important travail de tri. Il ressort des discussions que les données Visionature ne sont pas supposées être doublonnées (même au point le point), sauf dans le cas de l’existence de plusieurs observateurs pour une même information (bien vérifier la divergence possible des remarques lors de la fusion dans ce cas). De manière générale il convient de conserver les doublons en cas de doute et de ne pas géoréférencer si la station n’est pas clairement identifiée.

Nous dégageons des conséquences quant aux espèces ou stations sensibles dans le cadre de la diffusion des données au Pôle Invertébrés. Cyrille et Dominique ne fourniront dans un premier temps pour la région qu’un lot de données non sensibles. Il conviendra de discuter des quelques cas plus délicats, des espèces sensibles et de s’assurer de leur bon traitement par le Pôle Invertébrés. Il est toutefois souhaitable qu’on s’oriente selon Dominique et Cyrille vers la plus grande ouverture possible. Alexandre est plus réservé et s’inquiète des risques de dégradation de sites ou de perturbation des espèces par des afflux d’observateurs ou de cocheurs.

La politique de diffusion des données sensibles et leur définition doit être l’objet de discussions au niveau de l’ensemble des coordinations départementales et l’objet d’une réflexion et d’un débat au niveau de l’association plus qu’au niveau local des départements comme la Savoie en l’occurrence.